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Se protéger de la DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge)

La DMLA, ou dégénérescence maculaire liée à l’âge, est une maladie de l’œil qui touche 2% de la population en France, principalement chez les + de 50 ans.

La DMLA est causée par une altération de la macula, la partie centrale de la rétine. La macula, bien que son diamètre ne soit que d’environ 2 mm, transmet 90% des images recueillies par l’œil au cerveau, elle a donc un rôle capital dans la vision.

Les premiers symptômes se caractérisent par des déformations des lignes droites du champ visuel. Ensuite, une tâche noire apparait en plein centre du champ de vision, et grossit progressivement.

La dmla est la première cause de cécité chez les personnes âgées.

On distingue 2 types de dmla, la dmla sèche (ou atrophique) est la plus fréquente. Cette forme évolue lentement, mais inéluctablement vers une baisse sévère de l’acuité visuelle. Elle se caractérise par la disparition progressive des cellules de la  rétine. Aujourd’hui, aucun traitement n’existe.

La dmla humide (ou exsudadive) est causée par la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (néovaisseaux) sous la rétine, gênant ainsi la vision. Son évolution peut être particulièrement rapide, conduisant à une perte de la vision centrale en quelques semaines à quelques années. Pour cette forme, des solutions thérapeutiques existent, ainsi que la chirurgie au laser qui permet de stabiliser la progression de la maladie.

La dmla est une maladie évolutive pour laquelle un dépistage précoce est capital. Or, le diagnostic est souvent posé à un stade avancé de la maladie. L’importance des examens ophtalmologiques, est souvent sous-estimées par les populations à risque. Les modifications de l’acuité visuelle peuvent ne pas être percues, car la dmla se déclare habituellement dans l’un des 2 yeux, et l’œil sain compense le déficit de vision.

Comment savoir si l’on est atteint de DMLA?

Seul un examen ophtalmologique peut déterminer si l’on a une DMLA car la maladie peut ne donner aucun symptôme pendant de nombreuses années. Puis progressivement l’acuité visuelle diminue et l’on éprouve la nécessité d’avoir un meilleur éclairage pour lire. Aux stades plus avancés on peut avoir :

  • diminution de la sensibilité au contraste
  • diminution de l’acuité visuelle
  • la sensation d’une tâche devant l’oeil, avec une gêne pour distinguer les détails
  • une déformation des lignes et des images
  • une vision trouble

Dans certaine forme de DMLA, les lignes verticales et horizontales apparraissent déformées, comme gondolées, ceci doit amener à consulter en urgence un ophtalmologue

Test : Fixer le point au centre de la grille ci-dessous avec l’œil droit puis avec l’œil gauche, si le quadrillage semble se tordre, se déformer, prenez rendez-vous auprès de votre ophtalmologiste

La DMLA est favorisée par le tabac, le surpoids et les mauvaises habitudes alimentaires.

Sur la piste d’un traitement. Les chercheurs viennent de découvrir une enzyme impliquée dans cette maladie, ce qui ouvre la voie à de nouvelles recherches qui pourraient s’avérer prometteuses. Une équipe américaine vient de découvrir que l’atrophie rétinienne est liée à l’absence de DICER-1, une enzyme qui joue un rôle protecteur et qui permet d’éviter l’accumulation d’un ARN Alu, toxique pour les cellules de l’œil. Ainsi, quand la quantité d’enzyme DICER-1 baisse, l’ARN Alu s’accumule en trop grande quantité et entraîne la destruction de la rétine. Les scientifiques ont donc mis au point des techniques permettant soit de stimuler l’enzyme DICER-1, soit de bloquer l’ARN Alu en l’éliminant. Les premiers essais semblent concluants mais il faut maintenant passer aux essais cliniques sur des patients

la prévention de la DMLA passe par une alimentation équilibrée

Les composants des aliments (les nutriments) agissent de plusieurs façons :

  • Les acides gras oméga 3 sont présents dans les photorécepteurs de la rétine et permettent leur bon fonctionnement. Ils se retrouvent essentiellement dans les poissons gras (saumon, hareng, maquereau, thon…) et dans les végétaux tels que les noix, le germe de blé, le soja.

  • Les pigments caroténoïdes : lutéine et zéaxanthine des aliments s’incorporent dans la macula et jouent un rôle de filtre solaire. Ils ne sont pas synthétisés par notre organisme. Leur apport est donc exclusivement alimentaire. Les végetaux à feuilles sombres comme les épinards sont ceux qui en apportent le plus mais on les retrouve dans beaucoup de légumes verts et aussi dans le jaune d’oeuf.

  • Les anti-oxydants empêchent les réactions d’oxydation qui conduisent à l’altération des cellules de la rétine. Les principaux sont la vitamine E, la vitamine C, le sélénium, le zinc mais aussi le bêta-carotène et les polyphénols (thé, cacao, vin biologique, noix, fruits, légumes et soja en contiennent).

Quelques principes à respecter

  • Consommer du poisson au moins 2 à 3 fois par semaine.
  • Manger régulièrement des fruits et légumes contenant vitamines C et E et riches en caroténoïdes.
  • Faire régulièrement de l’exercice physique.
  • Contrôler la surcharge pondérale.
  • Arrêter le tabac
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Les compléments alimentaires pour aider à respecter cet équilibre

De nombreux compléments alimentaires à visée oculaire sont disponibles. De nouvelles études* laissent envisager un effet bénéfique d’une supplémentation en pigment caroténoïde et/ou en oméga 3 et/ou en association avec des antioxydants dans la prévention de la DMLA.

*Les premières recommandations font suite aux résultats de l’étude AREDS en 2001 (Age Related Eyes Disease Study). Cette étude a porté sur 3600 patients âgés de 55 à 80 ans, suivis pendant plus de 6 années. Les patients ont reçu chaque jour un apport en Vitamine C, Vitamine E, Bêta-carotène, Zinc et Cuivre, et oméga 3. Il a été mis en évidence que chez les patients à un stade avancé de DMLA, le risque d’évolution de la DMLA était diminué de 25%.